08.04.2012

L’interdiction de fumer a du bon et du mauvais !

Le 1er mai 2010, la Suisse interdit de fumer dans les établissements publics et au travail. Chacun s’accommode de cette interdiction, en composant avec elle, tant bien que mal. Pour les fumeurs, ce n’est vraiment pas évident de s’abstenir alors que bon nombre de situations favorisent une ambiance propice à la fumette :

-          Une causerie en tête-à-tête avec un autre ami fumeur

-          Un moment de relaxation avec un peu de temps à perdre en compagnie d’autres « camarades fumeurs »

-          Un moment de solitude à combler dans un environnement feutré, en lisant tout ce qui se rapporte aux interdits

En fin d’après-midi, je rentre chez moi chargé d’achats de produits alimentaires pour le week-end. Je passe devant un bar à café. Deux jeunes hommes sont là, sur le trottoir. Ils fument et  observent les va-et-vient des passants, en dévisageant et en déshabillant les femmes de regards persistants. Cela  sans aucune gêne et sans retenue. Comme je porte des lunettes pour me protéger des rayons du soleil, ils ne peuvent pas remarquer que moi aussi je les observe. Je détecte même chez l’un d’eux une attitude provocatrice. Il hoche la tête au rythme des pas de celle qui m’accompagne. Je constate évidemment que c’est un jeu qui a pour but d’entrer en contact, poser les premiers jalons, ouvrir une porte sur une éventuelle bonne occasion.

Aujourd’hui, avec les nuisances  nocturnes et diurnes des fumeurs de rue qui encombrent les trottoirs, doit-on tout simplement leur interdire des attroupements de personnes sur la voie publique ? Ceci afin d’éviter ces malaises, ces troubles et finalement des situations très délicates qui génèrent inévitablement des disputes. Avec d’autres habitants qui désirent dormir en paix. Avec d’autres badauds qui souhaitent tout simplement passer leur chemin. Avec d’autres personnes qui ne demandent que le respect réciproque.

Faut-il instaurer une interdiction modérée ?

-          Interdire de fumer dans les établissements aux heures de bureau ?

-          Interdire de fumer en dehors des bureau uniquement ?

Qu’en pensez-vous ?

01.04.2012

La coque de mon œuf ne s’est pas brisée

On ne mange pas un œuf qui a gagné, tout comme on ne fait pas cuire le cheval qui a remporté la course !

Il est petit, jaune et bien plein, sans doute mais il a résisté à un choc très sec d’un œuf rose qui prétendait pouvoir briser sa coque, comme l’iceberg celle du Titanic …en 1912.

Cent ans plus tard, je me demande pourquoi les constructeurs de ce gigantesque paquebot ne se sont pas inspiré de la nature (de l’œuf) pour faire de cet « insubmersible » un paquebot …incassable !

A méditer !

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21.03.2012

Très bonne réplique

Un collègue de travail qui exerce la même activité que moi se plaint de deux de ses collaboratrices qui ne cessent pas de se chamailler. Je lui conseille tout simplement ceci :

-       Mets-les dans un train qui ne s’arrête jamais !

Il me regarde étonné et réplique :

-       Oublie ! Elles seraient capables de descendre du train…en marche !

11.03.2012

Défriche toutes les lettres. Des lettres mais aussi des chiffres

Chaque samedi matin, nous avions des cours d’écriture afin de bien savoir composer… lisiblement. Les plus âgés, en fin de scolarité, nous apprenaient à dessiner les formes de chaque lettre et de chaque chiffre. Nous devions bien les asseoir sur les lignes de notre cahier et ne pas écrire trop grand, ni trop gros, ni trop petit, ni trop pesé, ni trop accentué, ni trop penché, ni trop droit, ni trop….. Jamais ce n’était vraiment bon, ni vraiment mauvais, ni vraiment super bien, ni vraiment extraordinaire, malgré tous les efforts consentis, malgré toutes les crampes au poignet, malgré toutes les peines du monde pour se donner de la peine et pour en avoir… encore et encore et toujours…de la peine.

Aujourd’hui, je suis frustré de constater que l’on attache si peu d’importance à la lisibilité de l’écriture ou que l’on considère que c’est une force de caractère lorsque l’écriture est quasi indéchiffrable. Je m’en étonne. Etes-vous aussi surpris de remarqué cela ? Qu’en pensez-vous ?

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21.02.2012

Ma moitié et son entier

Tu es certainement ma moitié mais en aucun cas une demi- portion car tu comptes à part entière même parfois davantage lorsque tu partages mes joies et lorsque...parfois tu triples mes peines. Malgré tout cela, je pense que tu as cinq fois plus d’importance lorsque j’ai l’impression que je vais te perdre complètement. Alors… ? Ma moitié ? Jamais ! Bien plus ! Beaucoup plus ! Je ne suis pas la moitié de ma moitié mais la totalité de ce que je suis, simplement et cela mathématiquement parlant. Un entier reste entier, indivisible qui ne peut se soustraire de sa moitié qui ne peut pas non plus éviter d’être doublé à l’insu …de son plein gré. L’homme et la femme- L’homme sans la femme. La femme sans l’homme. 1 + 1 = 2 ? Adition juste de chiffres faux ? Pourquoi après toutes ces aditions toutes ces divisions ? Toutes ces séparations d’entiers ? Toutes ces moitiés en moins ? Je me le demande. Je déteste les diminutions et les diminutifs tels que « Papounet », « Coucounet », « Toutounet ». Je préfère nettement tout ce qui est entier, brut, massif mais j’apprécie aussi la finesse, la délicatesse, la souplesse. Jamais, je n’ai aimé ce qui est à moitié cuit, à moitié fini, à moitié payé, à moitié …à moi ! Mais j’aime celle qui est ma moitié …étrange ! N’est-ce pas ?

15.02.2012

Qui es-tu toi que je viens de recevoir et que j’attendais depuis si longtemps ?

Tu es arrivée ce matin, un peu après le lever du jour…par la petite porte, sans faire de bruit. Je ne t’attendais plus.  Tu es tout de blanc vêtue et tu sens bon le jasmin. Tu es venue de très loin, tu as voyagé toute la nuit et maintenant tu es là devant moi. Je te regarde. Tu es une agréable surprise. Ta robe est légèrement plissée, à cause de ce long périple, sans doute ! Cependant, tu es encore très fraîche, comme si tu venais de partir. Je te regarde encore et encore et je ne sais pas si j’ose te découvrir davantage, tant je suis ému de te recevoir.

Ta venue me surprend un peu. J’aurais pu recevoir un appel téléphonique, un message électronique mais c’est toi qui est là devant moi. Je te regarde encore. Te regarder, te reconnaître me donnent de grandes émotions. Je sais que ce n’est pas facile de revivre en quelques secondes  ces belles années passées.  Tout ce temps que je t’attendais ! Et voilà que tu es là, enfin ! Devant moi !

Je prends mon courage à deux mains car je ne sais pas ce que tu vas me dire. Je te respire profondément et je te serre bien fort contre mon cœur, pour commencer. Je perçois une odeur familière que je reconnais. Je te regarde encore et je me décide à faire un pas de plus. J’ouvre le tiroir du petit meuble et je saisis le manche nacré de l’ouvre lettre. Je glisse la lame sous le pli de ta robe que je fais glisser calmement. J’aperçois une feuille rose dentelée. Je l’extrais de l’enveloppe et la déplie avec soin. Très vite, je m’aperçois que ce sont de très belles nouvelles. Tu es de retour d’Australie. Tu séjournes maintenant depuis trois semaines chez ta tante, à Zürich. De savoir cela me réjouit.

Je dépose cette magnifique lettre que je n’attendais plus  sur la table du salon. Je sais que tu n’osais pas me contacter. Je sais que tu avais peur de me déranger, de me troubler, de raviver un passé que tu pensais que j’avais oublié.

11.02.2012

La politique économique de la chaussette

Savoir économiser, savoir dépenser, savoir acheter, savoir utiliser, savoir recycler. Tout cela s’apprend très jeune, en famille, en responsabilisant chacune et chacun. Si le portemonnaie est vide, s’il n’y a plus rien à manger sur la table, si l’on n’a plus aucun centime pour partir en vacances, chacune et chacun doit se sentir responsable de ce résultat. Une famille, c’est comme une équipe de football.  On perd ou l’on gagne ensemble. On se motive, on se sent  concerné, on s’investit, on partage, on se protège, on se défend, on se soutient et l’on finit par comprendre que l’on n’est rien l’un sans l’autre. Il faut tous regarder ensemble dans la même direction.

Lorsque je n’étais pas plus haut que trois pommes, ma mère m’a fait comprendre que les vêtements de mes sœurs  n’étaient pas tous usés et que je ne devais pas toujours dire que ces chaussures ou ces chaussettes n’étaient bonnes que pour les filles. Je me souviens très bien de ce que j’ai hérité de mes sœurs et que j’ai usé à mon tour. Des chaussures bleues que ma mère avait cirées en noir, des chaussettes blanches avec un élastique que je portais sous mon pantalon, en hiver. Un bonnet gris de fille qui me protégeait du froid. Tous ces vêtements féminins que je ne parvenais pas à user complètement et que je cédais ensuite à mes frères.

Un jour ma mère s’est résignée à admettre qu’une paire de chaussettes  ne pourrait plus être ravaudée. De mon côté, je pensais que ces chaussettes finiraient dans le feu de notre fourneau afin de produire encore quelques…calories.

-          Gérard, ne jette pas ces chaussettes. Elles peuvent encore servir !

-          Ah bon !? et comment ?

-          Nous les utiliserons afin de faire briller les chaussures !

Bien avant l’heure, bien avant que l’on parle de recyclage intelligent des déchets, ma mère nous a inculqué la valeur des matières premières et par-dessus tout la valeur des choses.

En écrivant ce texte, j’avais envie de lui donner le titre suivant : la politique économique de la chaussette trouée. Tout de suite, cela m’a fait penser à la Grèce. Une politique pas vraiment bonne ! J’ai donc renoncé à lui donner ce qualificatif ! Maman savait se gérer…elle ! Même si nos chaussettes n’étaient pas vraiment présentables ! Elles sentaient bon la lessive !

03.02.2012

Un SDF se fait dévorer par un cannibale

Un cannibale dévore un SDF. Un SDF de moins lorsque le climat n’est pas vraiment clément on pourrait dès lors penser que cet événement fait un malheureux de moins sur la terre. Cependant, Il aurait certainement mieux valu que ce cannibale avale un propriétaire. Cela aurait fait un logement de plus pour les sans-abris ! En période hivernale, par ces grands frimas venus de Russie, un appartement libre est toujours le bienvenu. Les SDF paient un lourd tribut à cet hiver qui s’annonce encore plus froid. Il n’y a pas que l’hiver qui me glace, il y a tous ces faits divers publiés dans la presse et qu’il vaudrait mieux enfouir sous une montagne de …bon sens !

http://www.20min.ch/ro/news/faits_divers/story/10795136

28.01.2012

Entretenir son blog avec RIEN ! ?

Au cœur de l’hiver, lorsque l’actualité n’est pas vraiment très animée, lorsque le quotidien n’est pas extraordinaire, il est difficile d’écrire quelque chose sur …RIEN.

En effet RIEN ce n’est pas grand-chose ! N’est-ce pas tout de même… le début de tout ? Sans RIEN, on ne fait RIEN ! Raymond Devos aurait pu tout dire à propos de RIEN.

Je me souviens d’un film dont l’acteur principal était un personnage surnommé « Luke la main froide », interprété par Steeve Mac Queen. Il gagnait beaucoup avec RIEN, au jeu, en bleffant, tout simplement !

Dans la vie, lorsqu’on n’a RIEN on s’en aperçoit et difficile de tricher et de faire « semblant » ! Lorsque RIEN ne va bien ! Lorsque RIEN ne va plus ! Lorsque RIEN n’est plus comme avant, on ne peut souvent plus RIEN faire.

Sans RIEN, c’est le désespoir et RIEN ne permet plus d’avoir confiance dans tout ce qui viendra encore et encore.

RIEN, c’est l’opposé de tout mais qu’il fait bon s’asseoir et qu’il fait bon ne RIEN faire, en attendant demain !

21.01.2012

Il ne neige plus en ville …heureusement !

Oui, les grandes villes ont de la chance. La neige ne vient pas encombrer les routes. Le froid n’est pas au rendez-vous, quelle chance !

La crise nous coûte horriblement cher…socialement parlant. La neige en ville ? On n’en a pas besoin, pourquoi faire ?

Des transports paralysés, des routes verglacées, des jambes cassées, des tôles froissées ? Non Merci !

Je n’aime pas la neige. Elle blesse, elle tue parfois, même en ville ! Elle est la hantise des personnes à mobilité réduite.

Elle génère tant de problèmes finalement qu’elle est bien là-bas, là haut sur nos montagnes. Je préfère l’admirer de très loin, lorsqu’elle recouvre la nature d’un grand drap blanc, immaculé.

J’aime regarder les cimes enneigées, les sapins coiffés de blanc, les chalets nappés de crème  sucrée.

En ville, avec la crise, tout est différent, bien différent !  Merci à Dame Nature de nous préserver de tout cela !

06.01.2012

Souvenirs de Noël

Lorsque j’étais un très jeune enfant, pas plus haut que trois pommes, ma mère nous achetait des cadeaux toujours très, très utiles.

Comme il était prévu que toute la famille se rendrait à la fête des travailleurs des Câbleries de Cossonay, chacun de nous avait reçu ce qui permettrait d’être habillé de façon présentable.

Le jour « J », mon frère Daniel avait enfilé ses jambes bien droites à l’intérieur de son pantalon tout neuf, sans casser le pli, sans froisser le repassage…d’usine, sans chiffonner  ses poches. Il marchait comme un petit soldat de plomb, comme un robot, comme s’il avait les deux guiboles plâtrées jusqu’aux bouts des pieds. Cette attitude était pour le moins irritante, énervante, dans tous les cas pour ma grande sœur qui essayait, en vain, de faire plier les jambes de mon frère Dany, qui avait même gominé ses cheveux à la brillantine, pour ne pas oublier le moindre détail. On aurait dit une poupée du musée Grévin. Même les coups de pieds qu’il recevait sur les fesses ne lui ont pas fait plier ses …pantalons. C’est juste lorsqu’il a dû s’asseoir sur l’un des fauteuils du Théâtre Municipal de Lausanne, qu’il a accepté le fait accompli. Ses pantalons ont dû se plier à la volonté …des autres petits spectateurs qui n’auraient pas accepté une marionnette de plus…droit devant eux ! Quelle épopée et quels souvenirs anodins mais inoubliables !      

26.12.2011

La mendicité en Suisse, interdite et pourtant ! ?

Hier, nous nous sommes promenés en famille à La Sarraz. Nous attendions patiemment le train lorsque nous avons été interpellés par un mendiant étranger (bien sapé) qui nous a réclamé une petite pièce de deux francs. Deux minutes avant de monter dans le train régional, ce monsieur (ça aurait pu être un Suisse, bien entendu) sirotait une bière en compagnie de son pote (aussi d’origine étrangère).

Il fallait oser ! Il l’a fait ! Demander de l’argent à une famille pour boire ensuite de l’alcool. (Fort heureusement, pas avec notre argent)

Pourquoi les autorités cantonales ou communales ne font-elles rien pour interdire purement et simplement la mendicité, alors que nous payons tant d’impôts chaque année ?

Même en qualité de faible contribuable, on a le droit de vivre en toute quiétude, en rentrant du travail, en ville, dans les gares, sur la voie publique, dans nos lieux touristiques. Vu la situation actuelle, n’est-il pas urgent de prendre des mesures afin de préserver l’image de notre pays qui prétend… aider financièrement les plus démunis ?

En 2008, leTribunal fédéral a donné son approbation à la loi genevoise qui prohibe la mendicité dans ce canton, déboutant ainsi une association de défense des Roms.

Selon la Cour suprême suisse, il y a «un intérêt public certain» à interdire totalement la mendicité en raison des risques de débordement et de l'attitude parfois insistante des mendiants, qui sollicitent et importunent les passants, allant parfois jusqu'à les harceler.

Dans son arrêt de 2008, la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral (TF) a également évoqué le fait que de nombreux mendiants, souvent mineurs, sont en réalité exploités par des réseaux qui les utilisent à leur profit. Une justification supplémentaire, selon elle, pour l'interdiction totale de la mendicité.

Cette décision  du TF aurait dû depuis longtemps inciter les autres cantons à interdire la mendicité. Mais rien de précis ! Mais rien de concret !

17.12.2011

La délation, à l’école, en famille, au travail, comment ? Pourquoi finalement ?

Dès le plus jeune âge l’enfant a besoin de comprendre l’injustice, les refus, les différences. Il  lui est nécessaire d’obtenir des explications, des justifications. De connaître aussi les raisons pour lesquelles il est  la victime d’un comportement qu’il n’accepte pas, qui le dérange ou qui l’attriste. Pour obtenir réparation, ce jeune enfant qui découvre la vie manifeste son désaccord, en réclamant justice, punition, réparation. Que ce soit en famille, à l’école ou sur les places de jeux !

Les parents  doivent demeurer à l’écoute et comprendre ce qui se passe. Cependant, ils ne doivent pas jouer le rôle de justicier. En effet, il importe que l’enfant soit capable de régler lui-même ses problèmes, sans avoir sans cesse recours aux membres de sa famille pour le « sauver » de situations délicates. Un autre enfant lui a tiré la langue, lui a donné un coup de pied, lui a tiré les cheveux et alors ? Quoi de plus normal ? La vie est ainsi faite et chacun doit pouvoir être capable de se défendre seul, sans demander le soutien de qui que ce soit. Je me souviens d’une situation réelle lors de laquelle je suis allé me plaindre à mon beau-père qui a su m’écouter et qui a su me répondre pour que je comprenne rapidement qu’il  fallait que je me débrouille seul pour résoudre mes problèmes.  Aujourd’hui, je le remercie pour sa réponse à deux balles qui m’a bien rendu service.

Dans le monde des adultes, dans la rue, dans les transports publics, au travail, je déteste tous ceux qui ont besoin de moucharder pour se mettre en valeur, pour dénigrer les autres, pour les prendre à défaut, pour les abaisser, pour leur coller n’importe quelle étiquette.

Si mon voisin de pallier fait trop de bruits, je sonne chez lui et lui demande si je peux venir aussi faire la fête avec toute ma famille. Il comprend très vite. Si une personne me bouscule pour prendre ma place dans une file d’attente, je demande à celle qui me précède de laisser passer celle qui est pressée et tout redevient normal. Si l’un de mes collègues de travail n’a pas envie de collaborer, je lui demande si cela le gêne que je galope pendant qu’il ne fait rien et tout rentre dans l’ordre. Si une personne m’insulte dans la rue  sans que j’en connaisse les raisons, je regarde dans toutes les directions pour savoir si cela me concerne et tout finit par s’arranger

Pourquoi tant de personnes ressentent-elles le besoin de déposer plainte, d’obtenir justice, des excuses, des blâmes, des amendes ?  Si chacun faisait rouler ses wagons de problèmes sur les rails de l’indifférence, le monde serait plus tolérant et la paix règnerait plus facilement.

13.12.2011

Je connais très bien l’adresse du Père-Noël

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Aujourd’hui, quelques enfants visitent ma place de travail. Je les accueille et je leur explique ce que je fais depuis trois ans. Je leur dis que je suis très satisfait de rechercher la bonne adresse afin de réexpédier du courrier impossible à trier. En cette fin d’année, je leur précise que j’achemine toutes les lettres que les enfants écrivent Au Père-Noël. Que je connais très bien son adresse et que je crois être le seul à la connaître vraiment.

Les petits enfants m’écoutent et me regardent les yeux très grands ouverts. Je leur déclare que je ne fais suivre que les enveloppes des enfants sages et que les lettres de celles et de ceux qui n’obéissent pas à leur papa et à leur maman sont déchirées et ensuite brûlées dans un grand fourneau. Des points d’interrogations se dessinent sur leur visage.  Certains se demandent s’il vaut encore la peine d’écrire. D’autres pensent que j’ai beaucoup de responsabilités et que je n’ai pas le droit de me tromper. Je leur montre quatre lettres que je viens de recevoir et je leur dis qu’elles seront oblitérées et qu’elles arriveront demain à la bonne adresse. Que j’aime l’innocence ! Que j’aime faire rêver les enfants !

07.12.2011

Le vieux coq et le jeune poulet

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Un vieux coq de bassecour n’était plus vraiment capable de s’occuper de toutes les poules de la ferme.  Les poulettes se chipotaient souvent et se pourchassaient  presque toute la journée, irritant le paysan qui décida de le remplacer par un jeune, plus fringuant, plus vigoureux, capable de chanter à vive voix dès les premières heures du jour.

Ce qui devait arriver …arriva. Le vieux coq au chant éraillé vit débarquer un jeune poulet qui se tenait bien droit et qui a très vite fait comprendre que le vieux devait  prendre la poudre d’escampette. Après quelques brèves salutations, ils échangent quelques propos :

-          Laisse-moi au moins m’occuper des plus anciennes, je pourrai encore les honorer

-          Pas question ! elles sont toutes pour moi ! tu peux faire ta valise !

-          Ecoute, je suis capable de te prouver que je suis très vigoureux

-          Laisse-moi rire, tu es bon pour …la casse !

-          Je suis certain que je cours aussi vite que toi, laisse-moi juste trois mètres d’avance !

-          Ok ! le premier qui arrive à la barrière a gagné le droit de s’occuper de toute la bassecour

-          Je suis certain que je gagnerai, tu es bon pour …l’asile de vieillards

-          Tu n’auras pas le temps de me sauter dessus, je serai  le premier arrivé

Le paysan  est très surpris de voir le jeune coq courir à toute vitesse aux trousses de vieux coq  et surtout de le voir sauter sur ses plumes. Il s’adresse à sa femme et lui dit :

-          Passe-moi le fusil  On n’ a vraiment pas de chance avec ces jeunes coqs, c’est  le troisième pédé que l’on achète ! C’est quoi ce marchand qui nous avait promis que celui-là c’était un bon !